
- Image by ycc2106 via Flickr
Pour chacun des articles que j’entreprends d’écrire ici, je vais avoir certaines recherches à effectuer pour appuyer ou illustrer mon propos. Google va être un ami naturel pour moi, il est présent par défaut sur mes navigateurs – Firefox ou Safari, et il me semble naturel pour chacune des recherches que j’ai à effectuer, de lui demander en premier.
Et pourtant, j’ai bien l’intention de le mettre au défi.
Je compte lui opposer les recherches que nous appelons communément “sociales”, pour montrer que que Google, malgré sa toute puissance, n’est qu’un Robot. Un robot bien conçu, docile et serviable, mais qui n’aura jamais plus de pouvoir que ce pour quoi il a été conçu.
Je crois que Google est le plus puissant non pas parce qu’il a le meilleur algorithme de classification des entrées de sa base de données, mais parce qu’il est dirigé par des stratèges hors pair. Pour autant que je me souvienne, Google a d’abord été adossé à Yahoo. Sa croissance soutenue pour le mettre dans une position quasi hégémonique n’est due qu’à des partenariats bien pensés. Internet Explorer est tout puissant ? Google sort du trou un Netscape moribond en s’offrant, à peu de frais, le soutien de la création et l’entretien de la fondation Mozilla qui donna naissance à Firefox. Les innovations constantes de Firefox lui ont permis d’obtenir 47,9% de parts de marchés en Juillet 2009, contre 15% à IE. Quel est le moteur de recherche par défaut ? Google bien sûr.
Quant on pense qu’Internet Explorer avait 92% de parts de marché à la création de Firefox, cela donne le vertige quant au manque de discernement des équipes de Redmond, mais là n’est pas le débat. Prenez les navigateurs internets sur téléphones mobiles, qui a la position préférentielle sur le portable qui à permis l’explosion du trafic de l’Internet mobile, à savoir l’iPhone ? Je crois que vous avez compris… Google.
Et les exemples de choix stratégiques judicieux depuis 10 ans sont très nombreux.
Il y a 10 ans justement, je n’avais aucun problème à utiliser Yahoo ou MSN, mais avec l’usage et l’expérience, et après avoir comparé bien souvent les recherches, force est de constater que Google donne simplement satisfaction plus souvent. Cette perception, couplée à son omniprésence sur des supports qui ont la préférence du grand public ont fait le succès de Google, pas son algorithme.
Google a sa position dominante parce qu’il donne satisfaction plus souvent.
De là découle l’habitude de l’utiliser et de s’en satisfaire. La simplicité, la rapidité et la constante amélioration de l’expérience utilisateur y ont aussi contribué, mais il convient de se rendre à l’évidence : la qualité des résultats de recherche est médiocre. Efficace, mais médiocre.
Faites un petit tour sur l’historique de votre navigateur, ou sur votre historique de recherche, et vous constaterez probablement que vous utilisez Google en majorité pour des recherches dont vous connaissez le résultat. Le principe génial de scoring de Google qui attribue un meilleur score au fur et à mesure des clicks de ses utilisateurs ne repose que sur cette limitation que nous donnons à l’outil : nous utilisons le moteur de recherche comme une mémoire, pas pour des recherches. Je cherche une adresse, un site que je connais, ou dont je sais qu’il peut exister, une phrase dans un forum pour résoudre un problème technique. Mais dès que j’aurai besoin d’expliquer ma recherche avec une phrase, je ne trouverai pas aujourd’hui de moteur sémantique qui puisse comprendre le sens de ma recherche, son objectif. Google est le meilleur pour trouver des indices dans nos arguments de recherches, mais il ne pourra pas être plus qu’un point de départ.
J’ai décidé d’étudier dans un premier temps le comportement des internautes dans leur consommation de la musique. Je commencerai par expliquer ce qui a changé dans mon propre comportement, mais quand j’aurai besoin de le confronter aux habitudes de consommation plus générales et au marché de la musique, je ne pourrai PAS trouver l’information que je cherche par une requête simple, alors qu’elle est le plus souvent disponible.
A chacune de mes recherches, je confronterai les résultats du principal moteur du marché à ce que peuvent m’apporter des plateformes dont le contenu est généré par ses utilisateurs, et je comparerai les résultats, essentiellement à partir du temps passé. A Google, j’opposerai Twitter, Reddit, Stumbleupon et Digg – et je crois que le match sera serré.
Si je connais les paroles ou la musique, Google pourra trouver la chanson.
Ce que Google ne fera jamais pour moi, c’est interpréter.
Related articles by Zemanta
- Convulsion in browser share stats: Safari plunges (news.cnet.com)
- Firefox: 1 billion downloads only part of the story (news.cnet.com)
- Google Chrome Ads Coming to Your TV (blogs.wsj.com)
- Yahoo Renovates Its Home Page (solution.allthingsd.com)
- Microsoft to EU: cut me down, and Google will rule the world! (theregister.co.uk)
- Leveraging Social Media – Strategies & Tactics – PostRank (slideshare.net)
![Reblog this post [with Zemanta]](http://img.zemanta.com/reblog_e.png?x-id=82d532ca-cf4a-4b60-811f-0699352f2695)







