Je ne qualifierais pas ma consommation de musique de boulimique ou gargantuesque, disons que j’ai une consommation soutenue. Les outils que je vais décrire me permettent d’évaluer à une vingtaine de chansons par mois mon besoin de renouvellement, que les chansons soient récemment sorties ou non.
Le schéma n’a pas changé
La manière et les médias que je choisis pour recevoir et écouter cette musique ont radicalement changé depuis dix ans.
Pourtant le schéma était identique :
1. Inspiration – découverte
2. Acquisition
3. Syndication
Il y a dix ans, un autre temps
1. Inspiration
La radio était ma première source de découverte de nouveaux morceaux.
La seconde était les soirées auxquelles je pouvais assister.
En complément la recommandation des amis était essentielle.
Enfin, le temps passé dans des magasin de musique, en général la Fnac, était un facteur non négligeable d’inspiration.
2. Acquisition
Il est amusant de constater qu’un même lieu, le magasin Fnac le plus proche de mon domicile, était à la fois un lieu d’inspiration et d’acquisition.
C’était mon principal canal et le seul dont je me souvienne, mais je fréquentais les boutique spécialisées, plutôt par hasard.
J’achetais un disque par semaine, en moyenne. Budget estimé : 400 F par mois, hors singles. Et j’achetais des singles.
3. Syndication
Je collectionnais les disques. Ils étaient rangés par style dans des caisses dont j’ai gardé une certaine nostalgie. Je fabriquais moi-même mes playlists, sans les nommer comme cela à l’époque, bien sûr. Je changeais les disques, régulièrement, une fois écoutés les 2-3 morceaux qui m’intéressaient.
Et parfois, pour quelques albums exceptionnels, je laissais tourner.
Napster Day
Curieusement, les outils ont changé et ma consommation ne s’est pas transformée. J’écoute toujours une vingtaine de nouvelles chansons par mois. Et je renouvelle sans cesse, au gré des découvertes.
Le seul jour marquant dont je me souvienne avec force, c’est en 1999 lorsque j’ai téléchargé ma première chanson sur Napster. Au delà de la joie du geek satisfait de nouveauté, ce fut une sensation euphorique. Le premier temps de téléchargement était de 15 minutes, nettement moins qu’un aller-retour pour aller acheter le pain, alors un disque…
J’étais passé par l’utilisation d’un graveur CD, mais cela n’avait pas plus d’utilité qu’un enregistreur de K7, puisqu’il vous manquait toujours une source. Ce n’est en rien comparable avec ce que je vis aujourd’hui : la plénitude permanente d’accéder systématiquement à la musique que je souhaite, à peu près au moment où j’en ai envie.
10 ans + tard
Voici mon schéma actuel :
1. Inspiration
Musique de films, de publicité, de jeux, soirées, n’importe quoi n’importe où : Shazam
A défaut un scribouillis sur Evernote.
Je flâne toujours, mais sur l’iTunes Stores ou des blogs.
Une fois un artiste identifié que j’aime particulièrement, j’utilise indifféremment Genius ou la recherche d’artistes similaires de Skreemr.
2. Acquisition
Je ne sais pas si le terme d’acquisition est approprié 
Je n’achète QUASIMENT JAMAIS la musique que je consomme. Que ce soit un tord ou un bien est un autre débat, que je souhaite explorer mais pas ici.
Ma priorité à longtemps été Kazaa puis Emule en remplacement de Napster. Ce n’est plus nécessaire.
Skreemr et Mininova font très bien le job pour moi. Les substituts existent, par centaines, indétectables par Hadaubi, qui est une loi des années 90.
3. Syndication
J’ai près de 200 playlists sur iTunes. La question ici est “comment ?” et non “quoi ?”, j’y retrouve tout ce que j’aime, dans presque tous les styles.
Ma playlist principale évolue au fil du trimestre, je la nomme en fonction de la saison et de l’année. Le premier jour du trimestre elle contient une douzaine de chansons, le dernier jour une soixantaine.
J’écoute une partie de cette playlist au moins 3 fois par jour, sur iPhone ou iMac relié à l’ampli.
Je m’abandonne à beaucoup d’autres playlists, selon l’humeur.
Enquête
Le petit sondage réalisé sur ce blog donne le résultat suivant :
Je ne suis pas surpris de retrouver ici Deezer et Spotify, mais je ne ne me sens pas concerné par ces services. J’ai pourtant testé spotify et je trouve qu’ils ont le meilleur potentiel d’avenir, mais il y manque un aspect que je ne les imagine pas obtenir rapidement : la propriété.
Je collecte, puis j’écoute
Il est ironique de considérer une propriété pour un bien immatériel que je n’ai pas (souvent) acheté, pourtant je maintiens.
J’éprouve le besoin de posséder le fichier, et je préfère qu’il soit archivé dans mon disque dur. En réalité, je suis resté un collectionneur, non plus de CD mais de fichiers numériques. Près de 40% des 70 000 morceaux présents sur mon disque n’ont jamais été écoutés. Tout comme je ne pense pas avoir écouté en entier plus de 60% des morceaux présents sur les disques que je conserve, en collectionneur.
Est-ce dangereux de confesser en public l’infraction à une loi absurde ?
Je ne sais pas. J’étais un gros consommateurs de CD. Je suis un bon client d’iTunes.
Quelque soit le moyen, je consommerai toujours la musique de cette manière, et dans ces quantités, car je ne peux pas imaginer de meilleur système. La manière dont je consomme la musique me permet de ne m’attacher qu’aux deux expériences essentielles en musique, l’inspiration et le plaisir.
Et vous ?
Quelle est votre principale source d’inspiration ?
Pensez vous que les services freemium comme Deezer, Spotify ou Pandora deviendront la norme ?
Ou préférez-vous conserver tous vos fichiers sur un support physique ?
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Spotify
[Comment je consomme ?] – La Musique
by Genaro Bardy · View Comments
Je ne qualifierais pas ma consommation de musique de boulimique ou gargantuesque, disons que j’ai une consommation soutenue. Les outils que je vais décrire me permettent d’évaluer à une vingtaine de chansons par mois mon besoin de renouvellement, que les chansons soient récemment sorties ou non.
Le schéma n’a pas changé
La manière et les médias que je choisis pour recevoir et écouter cette musique ont radicalement changé depuis dix ans.
Pourtant le schéma était identique :
1. Inspiration – découverte
2. Acquisition
3. Syndication
Il y a dix ans, un autre temps
1. Inspiration
La radio était ma première source de découverte de nouveaux morceaux.
La seconde était les soirées auxquelles je pouvais assister.
En complément la recommandation des amis était essentielle.
Enfin, le temps passé dans des magasin de musique, en général la Fnac, était un facteur non négligeable d’inspiration.
2. Acquisition
Il est amusant de constater qu’un même lieu, le magasin Fnac le plus proche de mon domicile, était à la fois un lieu d’inspiration et d’acquisition.
C’était mon principal canal et le seul dont je me souvienne, mais je fréquentais les boutique spécialisées, plutôt par hasard.
J’achetais un disque par semaine, en moyenne. Budget estimé : 400 F par mois, hors singles. Et j’achetais des singles.
3. Syndication
Je collectionnais les disques. Ils étaient rangés par style dans des caisses dont j’ai gardé une certaine nostalgie. Je fabriquais moi-même mes playlists, sans les nommer comme cela à l’époque, bien sûr. Je changeais les disques, régulièrement, une fois écoutés les 2-3 morceaux qui m’intéressaient.
Et parfois, pour quelques albums exceptionnels, je laissais tourner.
Napster Day
Curieusement, les outils ont changé et ma consommation ne s’est pas transformée. J’écoute toujours une vingtaine de nouvelles chansons par mois. Et je renouvelle sans cesse, au gré des découvertes.
Le seul jour marquant dont je me souvienne avec force, c’est en 1999 lorsque j’ai téléchargé ma première chanson sur Napster. Au delà de la joie du geek satisfait de nouveauté, ce fut une sensation euphorique. Le premier temps de téléchargement était de 15 minutes, nettement moins qu’un aller-retour pour aller acheter le pain, alors un disque…
J’étais passé par l’utilisation d’un graveur CD, mais cela n’avait pas plus d’utilité qu’un enregistreur de K7, puisqu’il vous manquait toujours une source. Ce n’est en rien comparable avec ce que je vis aujourd’hui : la plénitude permanente d’accéder systématiquement à la musique que je souhaite, à peu près au moment où j’en ai envie.
10 ans + tard
Voici mon schéma actuel :
1. Inspiration
Musique de films, de publicité, de jeux, soirées, n’importe quoi n’importe où : Shazam
A défaut un scribouillis sur Evernote.
Je flâne toujours, mais sur l’iTunes Stores ou des blogs.
Une fois un artiste identifié que j’aime particulièrement, j’utilise indifféremment Genius ou la recherche d’artistes similaires de Skreemr.
2. Acquisition
Je ne sais pas si le terme d’acquisition est approprié
Je n’achète QUASIMENT JAMAIS la musique que je consomme. Que ce soit un tord ou un bien est un autre débat, que je souhaite explorer mais pas ici.
Ma priorité à longtemps été Kazaa puis Emule en remplacement de Napster. Ce n’est plus nécessaire.
Skreemr et Mininova font très bien le job pour moi. Les substituts existent, par centaines, indétectables par Hadaubi, qui est une loi des années 90.
3. Syndication
J’ai près de 200 playlists sur iTunes. La question ici est “comment ?” et non “quoi ?”, j’y retrouve tout ce que j’aime, dans presque tous les styles.
Ma playlist principale évolue au fil du trimestre, je la nomme en fonction de la saison et de l’année. Le premier jour du trimestre elle contient une douzaine de chansons, le dernier jour une soixantaine.
J’écoute une partie de cette playlist au moins 3 fois par jour, sur iPhone ou iMac relié à l’ampli.
Je m’abandonne à beaucoup d’autres playlists, selon l’humeur.
Enquête
Le petit sondage réalisé sur ce blog donne le résultat suivant :
Je collecte, puis j’écoute
Il est ironique de considérer une propriété pour un bien immatériel que je n’ai pas (souvent) acheté, pourtant je maintiens.
J’éprouve le besoin de posséder le fichier, et je préfère qu’il soit archivé dans mon disque dur. En réalité, je suis resté un collectionneur, non plus de CD mais de fichiers numériques. Près de 40% des 70 000 morceaux présents sur mon disque n’ont jamais été écoutés. Tout comme je ne pense pas avoir écouté en entier plus de 60% des morceaux présents sur les disques que je conserve, en collectionneur.
Est-ce dangereux de confesser en public l’infraction à une loi absurde ?
Je ne sais pas. J’étais un gros consommateurs de CD. Je suis un bon client d’iTunes.
Quelque soit le moyen, je consommerai toujours la musique de cette manière, et dans ces quantités, car je ne peux pas imaginer de meilleur système. La manière dont je consomme la musique me permet de ne m’attacher qu’aux deux expériences essentielles en musique, l’inspiration et le plaisir.
Et vous ?
Quelle est votre principale source d’inspiration ?
Pensez vous que les services freemium comme Deezer, Spotify ou Pandora deviendront la norme ?
Ou préférez-vous conserver tous vos fichiers sur un support physique ?
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