Remettons les choses dans leur contexte. Les médias sociaux ne sont pas apparus avec Youtube. Ils n’ont même pas été démocratisés avec Facebook.
Voici un exemple de média social largement répandu qui existait bien avant : l’email.
L’email est un média social
L‘email est encore une grande puissance dans l’économie du web, il reste pour une majorité un point d’accès central au web, avec la recherche.
Tous les médias sociaux modernes le savent bien et vous envoient une alerte quand une interaction existe sur le réseau… Par un Email !
Vous en voulez un autre ?
Le téléphone. Deux personnes qui dialoguent à distance, il n’y a rien de plus social.
L’architecture du web est sociale
Internet est un média tout ce qu’il y a de social dans son idée même. Son inventeur avait pour objectif de relier les ordinateurs des universités pour faciliter le travail des chercheurs.
En réalité les médias sociaux ne font que stigmatiser la victoire d’une des composantes d’Internet sur les autres : le web.
Je préfère rappeler, même si beaucoup de lecteurs ici le savent sûrement, qu’Internet est composé de nombreux protocoles. Le ftp pour les fichiers, l’email pour les courriers, l’irc pour les discussions en direct… Je ne suis pas un expert technique, je laisserai les commentateurs préciser ce point.
Tous ces réseaux et protocoles ont une composante sociale inhérente à leur fonctionnement par le rapprochement d’utilisateurs.
L’information publique et gratuite d’un média social, c’est ça la nouveauté
Tous ces protocoles ont donc des fonctions sociales, de partage d’infos. Le web dispose du plus grand potentiel grand public (avec l’email, donc) pour ses qualités visuelles, grâce à l’alchimie particulière du lien hypertexte et pour une raison qui aboutit au succès considérable des médias de conversations : l’information est publique et gratuite.
Ce contexte donne donc accès a tous les utilisateurs à la publication d’information. Et la forme la plus simple de publication est une interaction sociale. Un commentaire, un like, un lien ou un tweet sont des formes de micro-publications. Ergo l’explosion des médias sociaux, qui sont des repères de micro-interactions.
Pour comprendre les médias sociaux, il convient de s’attarder quelques secondes sur la clé de voute des médias sociaux : l’objet social.
Ce sera l’objet d’un prochain billet.







