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Lundi, au coeur de l’affaire DSK qui déchaîne la France et son web. Les chaînes d’information ont un bon quart d’heure de retard. Les sites de journaux nationaux ont à peine 5 minutes de mieux. Et ils lisent tous Twitter pour être au courant.
Twitter prend toute sa dimension
Je suis à mon poste de travail ce lundi, j’ai quelques minutes entre deux réunions. Je googlise “DSK” pour mettre à jour mes connaissances sur l’affaire qui bouleverse la France. De manière naturelle, je branche Tweetdeck avec un colonne dédiée.
On retrouve sur Twitter les rumeurs de complot, les commentaires, les blagues, les liens vers tous les articles. Vous pouvez essayer sur search.twitter.com pour vous faire une idée : [ici]
Et pas assez d’yeux pour tout suivre. Aucun média ne tient la comparaison. Pas même Facebook qui a besoin d’un événement pour agréger des commentaires. Prenez le fil du trending topic #DSK et vous n’avez plus besoin d’autre média. Twitter prend toute sa dimension au coeur d’une information mondiale.
Twitter est en avance sur les médias traditionnels
On frise la frénésie avec les mises a jour en temps réel. Des milliers de tweets s’empilent, impossible de tout suivre. Je les choisis au hasard, et quand je reconnais l’avatar d’un ami ou d’un camarade de jeu sur Twitter depuis quelques années, je sais que l’information va être bonne.
La plupart des liens pointent vers des médias traditionnels, Le Monde, Le Point, L’express, Le Figaro, Le Parisien… ce qui permet à minima de les lire avant tout le monde. Mais en réalité ces médias sont en retard.
Au détour d’un ReTweet de Guy Birenbaum, que j’écoute tous les matins à la radio, je découvre qu’un journaliste d’Europe 1 est en train de twitter en live l’audience.
Miracle.
Les informations arrivent 1/4 d’heure avant les caméras devant le tribunal, une 1/2 heure avant les images en différées de l’intérieur. Twitter n’a plus qu’une barrière, celle de la langue. Mais c’est certainement le seul média mondial.
Nous avons vécu des événements planétaires sur Twitter, souvent américains comme l’élection d’Obama, la mort de Mickael Jackson, ou l’élimination de Ben Laden. Mais à l’échelle Française, nous vivons le premier événement qui montre la puissance et la rapidité de Twitter.
Pas assez d’yeux pour tout voir
Au fur et à mesure de mes commentaires à mon collègue d’en face, je réalise que les infos qu’il détient datent de midi.
L’assistante de ma boss m’appelle pour régler un dossier, j’arrive à son poste et lui apprend la nouvelle : DSK va passer la semaine en prison, la juge a refusé la caution.
J’exprime ensuite ma fascination pour Twitter. Elle me demande de lui expliquer. Sur mes conseils elle recherche le mot DSK sur Twitter et découvre la merveille. Après avoir lu une vingtaine de messages elle rafraichit sa page. La magie est lancée.
Des millions de tweets. Et 20 choisis au hasard, rien que pour elle. L’information et l’émotion du monde dans une seule fenêtre de son navigateur web.
Je ne livrerai pas ici mon opinion sur cette affaire, mais je dois reconnaître qu’une nouvelle fois, Twitter a bouleversé mon rapport à l’information. Et dans ce contexte exceptionnel, seul Twitter était un média exceptionnel.
[Update]
La chronique de Guy Birenbaum ce matin :
[Webographie]
- Mai 2011 : le mois où les médias ont basculé ?
- Affaire DSK : la métarédaction web à l’ouvrage
- Affaire DSK : Twitter 1 – TV 0, immédiateté, émotion, approximations
[Livetweet de @balasseNY]





