Faisant suite au 1er épisode du TwitterHot50 publié hier, la miss @La_Youte nous répondait par un billet bien senti : http://bit.ly/N6GAQ7. Et j’ai souhaité lui répondre.
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Chere amie @La_Youte,
Vous semblez, depuis le clavier qui vous transporte sur les Internets, bien nous connaître. Je me dois de vous répondre, car si vous avez des réponses, j’ai des questions. Et elles me semblent d’importance.
1. Selim, Osmany et ma pomme, sommes-nous de gros connards ?
Je crois que l’on est toujours le con d’un autre. Vous avez votre avis, apparemment. Mais je veux dire ici qu’Osmany et Selim sont des garçons brillants, intelligents, et très professionnels dans leur secteur.
2. Alors sommes nous d’affreux misogynes ?
Clairement pas. Chacun a notre manière, nous aimons les femmes. Et si un combat le méritait (je vous en citerai quelques uns plus bas), nous serions les premiers a défendre la féminité contre la barbarie qui vous agresse, mesdames, bien plus qu’à votre tour.
3. Le #TwitterHot50 est-il dangereux ?
Dangereux pour qui ? Ce serait ma première réponse. Parce que nous copions-collons des profils en toute subjectivité, nous serions l’emblème du machisme moderne ?
Voyons. Un peu d’esprit. Un peu de recul. Le danger je le vois tous les jours, dans les magazines, dans mon désir, peut être, parfois, de la maigreur. La maigreur ignoble, l’infâme, celle qui vend.
Notre démarche, c’est du lol. Et rien d’autre.
4. Sommes nous des attention-whores?
Bien sur. 1000 fois. Je suis un tapin du like, une biatch du VU, une pute à frange du retweet.
Mais pas toujours. Pas tout le temps. Quand GQ publie ce genre de classement, allez vous brûler leurs exemplaires avec vos copines? Ou vos copains effarouchés devrais-je dire… Ceux qui rêvent de se glisser dans votre militantisme (allégorie alert).
Mais la vraie question est la suivante : si ces méthodes passaient inaperçu, seraient-elles reproduites ?
5. La féminité est- elle sublimée ?
Pas assez souvent. Peut-être pas dans notre classement. Mais pas par votre réaction non plus.
L’attention que vous dirigez vers nous, et nous vous en remercions, est une peine perdue. Et surtout elle affaiblit la cause que vous croyez défendre. Mais je sais que je ne pourrai vous convaincre.
6. Alors à quoi ça sert ?
À rien. À se détendre. À rigoler avec les coupines. En se moquant de ceux qui ont le cul trop coincé pour pouvoir rire aux éclats quand l’occasion leur est donnée.
7. Et il faudrait nous remercier en plus ?
Oui.
Car je vois trop souvent, et pas que dans les magazines, des femmes aliénées.
Aliénées d’abord par elle même. “je ne peux pas avoir ce travail”, “je ne peux pas avoir ce salaire”, “je suis parti 2 ans pour faire des enfants, j’ai pris du retard dans ma carrière”.
Aliénées par leur homme. Femmes battues, femmes délaissées. Femmes trompées, femmes bafouées. Femmes embrigadées, femmes violées.
Aliénées par leur croyance. Mahomet ou le christ. La charria ou la guerre. Parlons sérieusement, si vous voulez bien.
Vous comparez notre démarche à la Villa Schweppes. C’est à peu près l’endroit où je nous situe, tout comme votre commentaire. Nous ne serons vu que par un microcosme parisianno-tweetifiant. Nous célébrons les belles ? Nous célébrons les femmes, toutes les femmes. Celles qui s’assument. Celles qui rient sans croire que c’est une invitation à la bascule. Celles qui ouvrent les bras à la vie.
Et je vous le dis. Avec tout le respect que je vous dois, mettez votre énergie féministe là ou sont les combats. Pas sur nos gaudrioles qui ne ferait que remplir nos stats.
Alors, oui. Vous auriez du nous remercier. Nous ériger une statue qui bande d’un micro-pénis. J’en aurais fait un Instata. J’aurais joui sur mon écran (allegorie #encore).
Et je serais retourner séduire, non pas pour détruire. Mais pour honorer. Car la beauté, chère amie, n’est pas une arme. C’est une qualité.
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