Un poisson sur deux pêché en mer du Nord est rejeté dans la mer (mort, bien sûr, la plupart du temps)
Si un pêcheur pêche la mauvaise espèce, ou plus de poisson que le quota qui lui est alloué, la loi le force à rejeter ses prises (mortes le plus souvent) à la mer sous peine de payer une forte amende. Ce sont plus d’1,7 million de tonnes de poisson rejetées à la mer chaque année en Europe, alors que les stocks s’écroulent ! Cela représente 1 poisson sur 2 pêché en Mer du Nord. Et les pêcheurs ne veulent pas le faire, mais sont obligés par les lois européennes.
Je trouve ça débile. Débile.
Pourquoi en parler ? Pour signer une pétition
Outre le changement des habitudes de consommation, le retour à des pêches artisanales utilisant des méthodes sélectives pour pêcher moins et mieux, sans rejet, est une des solutions au problème de la surpêche. Par son grand nombre de signataires, la pétition oblige les politiques à écouter les citoyens et impactera les résolutions prises à ce sujet lors de la réforme de la PCP (politique commune des pêches)… en Novembre ! 880 000 personnes, déjà…
Tu vas ici : www.fishfight.fr
… pour signer la pétition qui figure en page d’accueil, mais tu trouveras également des liens vers les principales associations de terrain ainsi que des recettes de poisson durable.
La Campagne peut également être suivie via @FishFightFrance sur Twitter et facebook.com/FishFightFrance sur Facebook.
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Qu’est-ce que Fish Fight ?
Fish Fight est une campagne citoyenne européenne indépendante et apolitique, signée par près de 820,000 personnes à ce jour. Nous demandons une réforme radicale de la politique commune des pêches européennes pour stopper la surpêche, et notamment l’abandon des rejets grâce à l’adoption de méthodes de pêche plus sélectives. Le siège de Fish Fight est à Londres, chez Kéo Films.
La campagne est soutenue par de nombreuses personnalités européennes : Stephen Fry, Ricky Gervais, Coldplay, Richard Branson, Paolo Nutini, Jamie Oliver, Gordon Ramsay, Olivier Roellinger, Philippe Etchebest, Jean Imbert, Pierre-Sang Boyer, Mélanie Laurent, Zazie… Et bien sûr les associations de terrain (Greenpeace, Bloom, Good Planet…). En France, Fish Fight est menée par l’association LUG Cinéma, qui distribue des films militants et crée des campagnes qui aboutissent à un changement.
Qu’est que la surpêche ?
C’est la surexploitation des espèces marines comestibles. Nous pêchons sans limite poissons et fruits de mer. Or, la pêche est une activité de prélèvement sur un stock : plus on pêche, moins il y a de poissons pour se reproduire et renouveler le stock initial. Passé un seuil critique, la masse de poissons existante ne suffit plus à renouveler la masse initiale… C’est l’effondrement du stock. Actuellement 75% des stocks de poisson sont soit surexploités soit à la limite de la surexploitation.1 Certains scientifiques projettent la fin du poisson comestible pour le milieu du siècle – soit demain.2 Mais nous pouvons changer les choses !
Qu’est ce que les rejets ?
Si un pêcheur pêche la mauvaise espèce, ou plus de poisson que le quota qui lui est alloué, la loi le force à rejeter ses prises (mortes le plus souvent) à la mer sous peine de payer une forte amende. Ce sont plus d’1,7 million de tonnes de poisson rejetées à la mer chaque année en Europe, alors que les stocks s’écroulent ! Cela représente 1 poisson sur 2 pêché en Mer du Nord. Et les pêcheurs ne veulent pas le faire, mais sont obligés par les lois européennes.
Qu’est ce que la Politique Commune des pêches (PCP) et pourquoi la réformer ?
La PCP est l’ensemble des lois qui régissent la pêche européenne. Elle est réformée tous les 10 ans. La PCP actuelle est mal adaptée aux problématiques ambiantes : elle aide au surdéveloppement de la flotte face à la quantité de poisson disponible et conduit à menacer le travail des pêcheurs artisans et détruire le poisson. La PCP est réformée cette année. Et si on en croit les scientifiques, dans 10 ans il sera déjà trop tard pour revenir en arrière. C’est donc maintenant qu’il faut agir, nous pouvons changer les choses !
Quelles solutions ?
Outre le changement des habitudes de consommation, le retour à des pêches artisanales utilisant des méthodes sélectives pour pêcher moins et mieux, sans rejet, est une des solutions au problème de la surpêche. Par son grand nombre de signataires, notre pétition oblige les politiques à écouter les citoyens et impactera les résolutions prises à ce sujet lors de la réforme de la PCP.
Comment agir : une campagne online
Le site web fishfight.fr est une mine de renseignements sur le thème de la surpêche et des rejets. L’objectif principal est de signer la pétition qui figure en page d’accueil, mais il donne également les liens vers les principales associations de terrain ainsi que des recettes de poisson durable.
La Campagne peut également être suivie via @FishFightFrance sur Twitter et https://www.facebook.com/FishFightFrance sur facebook
Historique de Fish Fight
En janvier 2011, l’émission de télévision Hugh’s Fish Fight animée par Hugh Fearnley-Whittingstall est diffusée sur Channel 4. Hugh est très populaire en Grande Bretagne, à la fois défenseur de la cuisine britannique, écrivain et journaliste.
Hugh’s Fish Fight a eu un énorme impact et a lancé une pétition en ligne appelant à la fin de ces rejets. En quelques jours, des centaines de milliers de personnes ont signé la pétition en ligne et ont participé à l’envoi collectif d’une lettre adressée à la Commissaire Européenne à la Pêche Maria Damanaki et aux députés européens.
Au cours des mois suivants, la campagne a continué. Les supporters de Fish Fight ont écrit à leurs députés pour les inciter à signer une motion parlementaire pour soutenir la campagne. La motion a été débattue en mai 2011 à la Chambre des Communes et a été adoptée.
La campagne en Europe
Mais surtout, la campagne a déjà commencé à faire de grosses vagues en Europe. En Mars 2011, la Commissaire européenne Maria Damanaki a organisé une “réunion extraordinaire à Bruxelles” et a proposé la mise en place progressive d’une interdiction des rejets.
Le Royaume-Uni, le Danemark, la France et l’Allemagne ont rapidement signé une déclaration en ce sens, en s’engageant à une réforme ambitieuse de la Politique commune de la pêche. Ce sont d’excellentes nouvelles, mais rien ne garantit que les choses vont vraiment changer. Aussi, nous avons besoin d’obtenir le soutien d’un maximum de personnes dans toute l’Europe continentale, dans chacun des 27 États membres.
Une raison supplémentaire de demander la transformation de cette déclaration en loi européenne est que la France et le Royaume Uni pourtant prompts à la signer sous la pression publique sont toujours les plus mauvais élèves européens en matière de rejets.
Le 11 juin, la campagne Fish Fight s’est affichée dans tous les journaux des pays principaux de la campagne (El Pais, Le monde, The Guardian…) invitant les utilisateurs à envoyer des tweets à leur ministre de la Pêche. Ce sont près de 11 000 tweets qui ont été envoyés aux ministres en 24h.
Enfin, la réunion du 12 juin du Conseil des Ministres Européens a jeté une ombre au tableau, certains pays, dont la France, essayant de revenir sur certains points clés de la réforme radicale de la PCP, pourtant déjà largement soutenus par les autres pays européens.
Les prochaines dates politiques
- 8 et 9 octobre : réunion de la Commission PECH du Parlement Européen et vote sur la nouvelle PCP
- autour du 20 novembre : Examen par le Parlement Européen de la nouvelle PCP (1e lecture) et vote
Le compteur
Un compteur géant d e la campagne se trouve devant les bâtiments de la commission européenne à Bruxelles, et décompte en direct le nombre de signataires de la pétition.
Les films
Le documentaire The End of the Line sur la surpêche, narré par Mélanie Laurent, ambassadrice de la Blue Marine Foundation et soutien de Fish Fight, est disponible en DVD et dans certaines salles de cinéma. Le documentaire Fish Fight centré sur les problèmes des rejets, sera mis à disposition sous forme de feuilleton durant le mois de septembre sur www.fishfight.fr
Ce que disent certains de nos soutiens
« Alors que les ressources halieutiques sont au plus bas, comment peut-on continuer
de gaspiller autant de poissons ? Les conséquences environnementales du by-catch
sont considérables. Des pratiques de pêche durables ne peuvent pas être envisagées
lorsque l’usage de certains filets entraîne 98% de rejets. Mais je crois que le plus grave
est le problème moral que posent ces rejets. Aujourd’hui environ 13% de la population
mondiale est sous-alimentée, et nous continuons de rejeter chaque année des millions
de tonnes de poissons, pourtant parfaitement consommables. D’autres solutions
existent. »
Yann Arthus-Bertrand (Fondation Good Planet)“”Il faut écouter les anciennes civilisations qui ne prélevaient par la pêche seulement la quantité de poisson correspondant à leur besoins. Il est temps de pratiquer une pêche intelligente pour le futur de l’humanité.” »
Philippe Etchebest“On ne peut pas maintenir les stocks de poisson à un niveau acceptable quand on jette du poisson mort à la mer ! Si nous signons tous cette campagne, les politiques de Bruxelles ne pourront pas l’ignorer. Nous le devons aux pêcheurs, nous le devons au poisson, et nous le devons à nous même, si nous voulons continuer à manger du poisson sans arrière-pensée.”
Jamie Oliver“Le Fish Fight est important, bigrement important. Et c’est si facile pour nous de faire la différence en faisant un petit quelque chose comme signer une pétition, alors que ça serait aussi tellement facile d’être complice de ce désastre en faisant un gros rien. Alors quel sera votre choix ?”
Stephen Fry“La génération du zapping ? C’est la mienne! Nous voulons tout , tout de suite, vite !…Nos aînés se battent depuis trop longtemps, pour éveiller nos consciences et dénoncer des pratiques abusives de pêche, entraînant la disparition des espèces ! Nous devons êtres tous solidaires. nous devons changer nos comportements, vite, maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard! POUR NOS ENFANTS. Nous devons dénoncer les pratiques abusives. Rejoignez FishFight”
Pierre Sang Boyer (Top Chef)
1. Chiffre Officel : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)
2. Worm, B. et al. Science (2006) 314, 787
