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Vinvin, le web à la télé et le temps de cerveau disponible

C’est avec un grand plaisir que j’accueille aujourd’hui Stéphane Favereaux sur ce blog pour retranscrire ici sa dernière chronique qu’il livre chaque semaine avec le verbe haut et un sourire de plusieurs degrés dans l’émission La Matinale Digitale.

Cher Vinvin, Chers lecteurs, chers auditeurs, Monsieur le juge, Bonsoir.

Vinvin at SeesmicLorsque j’appris que notre invité du jour était Cyrille de Lasteyrie, dit Vinvin, je me suis dit « Mon Petit, il ne va pas falloir débiter trop de conneries concernant les émissions papotant du web à l’ORTF ou à a TSF, le mec à quelques années de pratique, il ne faudrait pas qu’il le prenne mal. Mais, notre ami Emery dit qu’il s’y prend toujours très bien, alors allons-y… »

Dans le Vinvinteur, un trublion jovial à l’allure bonhomme remplit pendant 30 minutes un espace dans une grille de programmes consacré, sur d’autres chaines, au JT de TF1 ou squatté par un représentant scientifique en lunettes fut un temps au goût douteux sur M6… Parlant de mauvais goût, de lunettes, je ne dirais pas goût de chiottes, ce serait une attaque facile qui nous mènerait tout de suite à parler d’autres personnalités télévisuelles fort douteuses ou de Nadine M. qui parfois put faire preuve d’un vrai manque de discernement et de goût dans ses choix éditoriaux sur Twitter ou parfois dans ses goûts vestimentaires alors qu’elle allait tâter du cheval sur quelque hippodrome mondain.

Donc, pour en revenir à la TV, ces créneaux horaires difficiles du soir, parfois remplis de vacuité et de nauséabondes petites choses, vacantes donc, puisqu’il s’agit de série tournée à Marseille, de JT parfois plus délicats à subir qu’un bouquin de Pauwels, pourraient à loisir être occupés par des émissions intéressantes. Cependant, il paraît, en tout cas, j’ai vaguement ouï-dire, que ces pompes à neurones s’en remettaient à des contraintes d’audience liées à de la réclame… et recommandent que notre cerveau ait du temps disponible. Soit !

Mais la télé sait aussi offrir aux foules assemblées des samedis soirs des grands messes sous forme de doux programmes pleins d’une vraie culture, de vrais chanteurs, de grands artistes réunis sur une scène ressemblant fort à une cuvette à l’usage hygiénique, présentant les glougloutements gastro-entéritiques de… de produits marketés nivelant, non par le bas la culture, mais nécessitant, pour se mettre à leur niveau, de pratiquer la spéléologie.

Au moins, TF1, pour une fois offrait une vraie cohérence entre les programmes diffusés et son public.  Entre 800 000 et un million de tweets pour les NRJ Music Awards. Affolant ! Les magazines amateurs de musique pré-quaternaire d’obédience vide-latrine, les magazines people (permettant de constater que presse pourrie est un pléonasme) s’en font l’écho en offrant des rodomontades hébétées à un public d’inconditionnels et de déplorables fanatiques irréfléchis.

Français : Nikos Aliagas au festival de Cannes.

Les tergiversations insoutenables de Nikos Aliagas, les vilénies de Sexion d’assaut ou encore les râles prépubaires neurasthéniques des One Direction jouent ainsi à l’ascenseur émotionnel avec les amateurs de bon goût face à un public subissant sur Twitter et devant sa télé le flot inextinguible de ces stars, hurluberlus cacochymes forçant le respect avec une telle mise en abyme de la plus exécrable expression du mauvais goût éructo-flatulo-musical.Ces expressions musicales cloquées d’une syphilis neuronale des ingénieux de la ritournelle de basse extraction donnent aux rachitiques bulbaires ces infamies turlutesques, comme disent nos cousins québécois. Et les jeunes gens, admirateurs, s’emportent sur Twitter pour défendre qui M. Pokora, qui Shy’m, qui Morano (oui, les TimeLines parfois se croisent dans des rapprochements curieux). Scandaleux.

Toute population est capable d’appréhender n’importe quelle culture. Il suffit de lui en donner les moyens. Du fait d’élever un public au niveau des cultures valorisantes et non des produits pré-vomis pour pékinois arthritique de la pensée dépend la survie culturelle d’une société. En l’occurrence, entre les vagissements de Shy’m qui met sa langue dans une autre fille et un vigile de Sexion d’assaut qui se vautre sur scène, elle est mal barrée la culture… A ce propos, vous avez remarqué, le groupe rap de l’année, ce sont bien les vigiles de la salle où se sont déroulés les NRJ Music Awards ? Non, je n’ai pas tout compris alors…  Toujours est-il que Sexion d’assaut pourra être invité au Téléthon, ils seront crédibles aux côtés des  myopathes quand on voit que, de temps à autre, l’équilibre leur fait défaut.

Mais, je digresse et en oublie la TV qui parle du Web. Je ne peux qu’avoir une pensée émue pour notre ami Emery Doligé sur France 4. Il est tellement bien entouré entre Florian Gazan et l’ancienne Miss France Elodie Gossuin. Florian, parfaitement dans son rôle… Pour celles et ceux qui auraient oublié, on se souvient qu’il travaillait aux côtés d’un diplomate larmoyant de la télé caniveau… Et Elodie, elle-même dans son rôle, justement. Je serai sur ce point pudique, je ne peux pas toujours être désagréable.

La Manif Pour Tous - 195

Cependant,  je ne sombrerai pas ici dans la critique facile menant à la démagogie et à l’histrionisme indélicat, je laisse ce terrain glissant à Frigide Barjot, programmatique jusque dans son nom et son opportunisme médiatique. N’est pas Florence Cassez qui veut, ma chère Frigide. Avec tous ces gays, ces lesbiennes, ces défenseurs des libertés dans la rue, avec tous ces gens qui manifestent pour l’égalité, pour le droit de vivre heureux, d’adopter, avec tous ces gens qui savent ce qu’est une sexualité heureuse, on sait maintenant que la couronne d’épines (sans jeu de mots, quoique…) n’est pas forcément du bon côté du crucifix.

Je ne dévoilerai mes pulsions intimes devant nos animateurs et auditeurs, mais il faut tout de même le reconnaitre, quand les êtres humains défenseurs du dogme tentent de titiller ma libido subtile et  sensible, je préfère encore me retourner vers les lieux de prière quels qu’ils soient ou un évier… aussi inutile et aussi froid que les crapauds de bénitier un tantinet sclérosés de la pensée. Je m’excuse pour ce délicat blasphème auprès des différents membres roidis de désir des hordes libidinales et non auprès des sectes desquelles je préfère ne pas m’approcher de peur de la contagion et de la colère divine. Nom de dieu !

Christine Boutin

Mais… Christine, ma chère égérie biblophile antédiluvienne, le secret d’un bon mariage ne réside pas dans le dogme et la Bible. Ce secret, c’est aussi celui du bondage : il suffit de resserrer les liens. Alors, prends des cours que diable ! Petite pensée pas vraiment émue, encore, pour Christine Boutin, donc,  qualifiée par quelques délicats plaisantins voici peu, sur Wikipédia, d’aberration anthropologique…. Pour une fois que Wikipédia est crédible, on ne va pas bouder notre plaisir !

Face à l’ineptie, face à la liberté, face à l’égalité, face à la fraternité, il faut leur faire manger leur destin. Leurs arguments légers et leurs voix enrobantes, leurs armes, ce sont celles de du dogme sclérosé, et nous les leur ferons bouffer !

Mais, déjà notre animateur est en train de sortir un MP3 de Lorie, MP3 téléchargé illégalement alors qu’il nageait en eaux troubles, comme toujours, dans les coulisses des NRJ Music Awards, alors qu’il voulait un autographe sur sa fesse droite signé par les One Direction, primesautiers défenseurs de la cause « mèche adolescente vachement pas rebelle », et il risque de me couper s’il nous colle Lorie dans les esgourdes, alors je vais conclure…

Le web à la télé, monsieur le juge, je n’en ai pas parlé tellement, j’en conviens, mais ce n’est pas ma faute, l’actualité avait besoin qu’on lui mette quelques baffes. Et le coup est parti tout seul.

Par Stéphane Favereaux pour La Matinale Digitale.

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  • LesArchivistes

    La chronique était très bien, drôle et intelligente mais le côté cuistre et la diction un peu hésitante empêchent de l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être fallait-il la simplifier pour le format radio ? L’émission quant à elle est cool et fraîche quoique bordélique (interruptions permanentes, empilement de questions…).