Dimanche 24 Févier, 22h. En fond sonore le premier PSG-OM que je ne regarde pas religieusement depuis de nombreuses années. Je ne raccroche pas le téléphone. Nous n’avons plus des conversations au téléphone, mais des chats sur Facebook. J’attendais cette discussion, elle confirme ce que je pressentais. M’y étant préparé je n’ai plus de colère.
L’association dans la société Digidust avec qui j’ai commencé à travailler s’avère impossible. Je le regrette car je n’ai d’autre choix que de cesser cette collaboration. Nous continuerons à travailler ensemble mais je resterai indépendant.
Bien. Retour au foot. Flâneries sur Twitter.
Après avoir discuté longuement avec Soraya de son blog dans l’après-midi, je me rappelle ce dont nous convenions : le design de mon blog était bien meilleur auparavant. C’est l’équilibre des polices qui me manque, que je n’ai jamais su re-créer. Sans trop réfléchir (entendre sans sauvegarder la version d’alors), j’essaye de réactiver l’ancien thème de mon wordpress, celui qui me plait.
Patatra. Tout part en sucette. J’essaye de réactiver le thème qui l’avait remplacé mais rien ne fonctionne. Le Dimanche soir pourri. Plus de job et plus de blog, qui est ma principale source de boulot ou de rencontres pro depuis un bon moment.
Je décide alors de positiver et de passer une partie de la nuit sur une nouvelle version de mon blog. Vous êtes dessus et j’espère qu’elle vous plait car je ne ferai pas ça tous les jours.
Nouveau départ.
Lundi 25 février, 11h. J’ai senti le vent tourner et j’avais pris mes dispositions pour continuer mon activité freelance indéfinissable de blogueur / formateur / conseil en communication / community manager / photographe / rédacteur, sans ordre de préférence notez bien.
Il y a des instants où les chemins se croisent, où vous vous retrouvez à la fois face au passé, sans nostalgie, et devant une nouvelle page à écrire. L’instant décisif n’est pas qu’un concept photographique, il correspond également aux décisions, aux choix que l’on fait à ces croisements. J’étais en plein dans l’un de ces moments.
Parmi mes souhaits ou envies, je voulais développer pour la photo une activité particulière : le photojournalisme. Et ce lundi matin, quelques heures après une discussion qui scellait notre désaccord avec mon ex-futur associé, un ami journaliste rencontré à Tahiti signalait sur Facebook que tout allait bien. Il est au nord du Mali.
Comme souvent dans ces cas là, nous discutons quelques minutes de ses péripéties et de son itinéraire. Je lui redit alors l’envie qui me prit de le rejoindre quand il cherchait il y a quelques jours un photographe sur place pour un de ses sujets. Et lui annonce ma liberté retrouvée.
Il me répondit “viens”. Je lui dit “ok”.
Je pars lundi soir. Je vais chercher mon visa ce matin. Les vaccins sont faits. Direction la base A à Bamako pour le pass Armée et le ministère de la communication pour l’accréditation. Puis je le rejoins.
Je vais pas vous mentir je flippe un peu. Mais rien ne me semble plus naturel depuis que j’ai commencé les préparatifs. Je lisais quelques heures plus tard une citation anonyme qui disait “I don’t regret the things I’ve done, I regret the things I didn’t do when I had the chance.” – elle me convient parfaitement.
Je vous tiendrai au courant aussi souvent que possible, la rubrique Reportages presque inactive depuis que je l’ai créée y sera consacrée.

